La chirurgie minimalement invasive et les saignements utérins dysfonctionnels

Il est important de comprendre que les saignements anormaux, soit en quantité, soit en fréquence, sont une des causes les plus fréquentes de consultation chez le gynécologue. Une patiente sur quatre consulte pour des problèmes de saignements anormaux et, après l’âge de 40 ans, ceci peut augmenter à 30 à 35% des patientes. Les méthodes d’investigation de ces saignements sont beaucoup plus sophistiquées qu’elles ne l’étaient il y a de nombreuses années. Grâce à l’hystéroscopie et à l’échographie, il est possible de poser un diagnostic précis sur le type de saignement.

Majoritairement, ces saignements sont des saignements bénins qui ne nécessitent pas de chirurgie importante. Il y a cependant beaucoup d’échecs aux traitements médicaux des saignements et la venue de la chirurgie minimalement invasive permet de procéder à l’ablation de l’endomètre sans avoir à retirer l’utérus. Ceci s’applique, bien entendu, à des patientes qui ont un utérus normal ou simplement lorsque le médecin spécialiste qui a évalué l’endomètre et l’utérus, juge que la patiente est une bonne candidate.

Les avantages de ce traitement sont

  1. une chirurgie beaucoup moins invasive qui ne nécessite pas d’hystérectomie, i.e, qui ne nécessite pas d’enlever l’utérus.
  2. une récupération beaucoup plus rapide qui se fait en 24 à 48 heures.
  3. une réduction des taux de complications qui peuvent survenir lors d’une hystérectomie.
  4. la possibilité d’éviter une anesthésie générale.
  5. une réduction des douleurs post-opératoires et un retour aux activités physiques et à une vie normale plus rapidement.

Technique opératoire

L’ablation de l’endomètre telle que nous la pratiquons consiste à émettre un courant avec un générateur électrique de radiofréquences bi-polaires qui va cautériser la couche interne de l’utérus et donc diminuer de façon significative les saignements.

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Selon nos résultats, le taux de satisfaction et de succès de cette procédure est de 96%. Le taux d’aménorrhée, i.e., l’absence de règles est de 70%. Dans la grande majorité des cas, les patientes qui continuent d’avoir des menstruations, n’ont que de très légères pertes sanguines qui ne durent que quelques jours.

Le taux d’échec de cette procédure est d’environ 4% et lorsqu’il y a échec à cette procédure, une chirurgie définitive, comme l’hystérectomie, peut être envisagée. Il faut comprendre le fait que trop d’hystérectomies sont faites en Amérique du Nord pour des saignements anormaux avec un utérus tout à fait normal. Ceci est trop invasif, et nettement trop agressif dans le traitement de ces saignements. Grâce à l’évolution de la technologie et à la médecine moderne, nous pouvons éviter aux femmes d’aujourd’hui, qui sont actives et professionnelles, d’avoir des chirurgies qui vont nécessiter une convalescence prolongée et qui peuvent se solder par une qualité de vie moindre pendant de nombreuses semaines.

Je vous incite donc à prendre connaissance des options disponibles et à choisir la technique la plus appropriée conjointement avec votre médecin spécialiste.

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